Plus que quelques semaines avant la fameuse rencontre avec notre Babyboy. C’est avec un brin de nostalgie qui me gagne déjà et une certaine impatience que j’attends ce moment.  Bien que certaines femmes se disent pressées d’accoucher car la fin est longue, le ventre est lourd, le corps douloureux… de mon côté je profite pleinement de ces derniers instants avec Bébé dans le ventre car je sais déjà que ses petits coups de pieds vont me manquer. Après je ne cache pas que je serai quand même bien contente de ne plus avoir l’impression de ressembler à une baleine échouée lorsque je m’assois dans mon canapé ! 🙂

J’ai eu la chance de vivre une grossesse tout à fait sereine. A part les nausées du premier trimestre qui ne m’ont pas épargnée, depuis le 2ème trimestre tout va bien et le bébé a l’air en pleine forme.

Je suis à présent dans mon 9ème mois et depuis ma dernière échographie, une certaine angoisse et appréhension me gagnent. C’est du sûrement à l’accouchement qui approche mais surtout au fait que mon bébé n’a toujours pas fait sa galipette ! A 37 SA, sa tête est toujours positionnée dans mes côtes et ses fesses vers mon bassin… Depuis un mois j’ai essayé plusieurs méthodes pour l’aider à se retourner, mais rien n’y fait, aux dernières nouvelles il était toujours en siège.

Au moins, j’aurais quasi tout essayé maintenant je me dis que c’est la nature qui décidera, car bien évidemment un accouchement reste totalement imprévisible.

Parmi les techniques qui existent : 

♥ L’acupuncture : c’est l’une des méthodes qu’on m’a le plus conseillée. En tant que grande phobique des aiguilles, je ne pensais pas du tout le faire, mais comme je vous le dis je suis prête à tout, j’ai donc testé 2 séances. Et bien contrairement à ce que je pensais, ce n’est pas si « terrible », on ne sent pas vraiment les aiguilles. Certaines sages-femmes sont formées à cette technique, ça a donc été une bonne occasion pour moi d’échanger avec elle sur mes craintes. L’avantage est qu’elle était équipée d’un appareil à écho, j’ai donc pu vérifier comment avait réagit le bébé (bon pour moi à priori ça n’a pas vraiment fonctionné, mais ça reste l’une des alternatives à priori les plus efficaces avec un taux de réussite de 50 à 80%)

Un reportage intéressant, vu dans La Maison des Maternelles, (et par chance, la sage-femme acupunctrice du reportage est à côté de chez moi, c’est donc avec elle que j’ai pu faire mes séances)

♥ L’ostéopathie : une ou deux séances peuvent être utiles pour manipuler le bassin et débloquer un éventuel point qui empêchait le bébé de se retourner. Ça aura au moins eu le mérite de me soulager mes maux de dos et par la même occasion apaiser mes tensions !

♥ Le pont indien : c’est la méthode que j’ai le moins suivie car je pense que j’aurais fini par me bloquer le dos 🙂 apparemment pour certaines ça marche ! Au moins on peut le pratiquer tous les jours chez soi. Il suffit de surélever son bassin d’une hauteur de 30 cm environ avec une pile de coussins, la tête légèrement plus basse. A réaliser une à deux fois par jour pendant 15 minutes.

Après il existe d’autres méthodes qui peuvent aider comme l’haptonomie, qui est l’une des méthodes de préparation à l’accouchement. Elle permet de communiquer avec le bébé durant la grossesse grâce à des caresses réalisées aussi bien par la maman que le papa sur la paroi du ventre et de l’utérus. Le bébé y est sensible et cela permet de créer un lien avec lui et de l’apaiser avant l’accouchement. On m’en a dit beaucoup de bien, je voulais tester mais malheureusement je m’y suis prise trop tard. Les cours d’haptonomie doivent être commencés entre le 4ème et le 6ème mois de grossesse au plus tard.

Et enfin, une autre méthode sur laquelle je ne m’attarderai pas trop : la VME (Version par Manoeuvre Externe). Elle est réalisée exclusivement par le gynécologue qui va exercer des pressions pour modifier la position du bébé. Personnellement, je trouve cela trop brutal… je ne la tenterai pas et apparemment c’est extrêmement douloureux pour la maman et ça peut déclencher l’accouchement. Le taux de réussite ne s’élève qu’à 50% donc autant dire que parfois, il vaut mieux tout de même laisser décider la nature… Même mon gynécologue se refuse désormais à la pratiquer.

Donc voilà, malgré tout ça, aux dernières nouvelles, Bébé est toujours en siège… Certains me disent que maintenant c’est trop tard, il n’aura plus de place pour se tourner, d’autres me rassurent en me disant que leur bébé a fait la galipette au dernier moment… je crois que maintenant de toute façon je n’ai d’autres choix que d’attendre et de voir.

Et s’il ne se retourne pas du tout ? C’est bien là la source de toutes mes angoisses du moment, car mon médecin me parle depuis plusieurs semaines maintenant d’une césarienne programmée. J’ai même une date, que je ne communiquerais pas, car je n’aime pas du tout ce côté « programmé ». J’ai beaucoup de mal à l’accepter car je ne vois pas ça comme un accouchement mais plutôt une opération chirurgicale. Il faut rentrer à la maternité la veille, et hop on se fait opérer le lendemain matin. Mon bébé devra naître quand on lui demandera et il n’aura pas le choix. Je ne vivrais peut-être même pas le début d’un « travail », je n’aurais peut-être jamais de contractions. Alors certaines me répondront : « tant mieux, au moins tu souffriras moins« . Mais j’avais envie de le vivre cet accouchement, de donner de ma personne pour mettre au monde notre bébé, de pousser, de m’épuiser… Alors je suis peut-être maso, mais pour moi c’était ça le moment magique de la naissance. J’idéalise peut-être trop mais je suis triste à l’idée de penser que je vais manquer les premiers moments de l’arrivée de notre enfant.
Je m’en veux de penser comme ça, mais je pense que celles qui l’ont vécu le comprennent peut-être…

Plus le temps passe et plus je me fais à l’idée (car de toute façon il n’y a pas trop le choix, il faudra bien qu’il sorte 🙂 ). Au moins, j’aurais tout fait pour l’aider à se retourner, maintenant comme je le disais plus haut : un accouchement est imprévisible – alors oui il vaut mieux une césarienne programmée qu’une césarienne en urgence. Et je sais bien que tout ce qui compte au fond pour moi c’est la sécurité de notre bébé, que tout se passe pour le mieux pour lui. Alors disons que plutôt que de se miner le moral durant ces dernières semaines de grossesse, il vaut mieux positiver, profiter de ces derniers instants et se concentrer sur une seule chose, la plus importante : quand il sera dans nos bras et que nous serons enfin une famille 🙂